Procrastination :
Du latin procrastinationem, « ajournement », de pro (« en avant ») et crastinus (« de demain »), lui-même dérivé de l’adverbe cras (« demain »). Tendance à différer, à remettre au lendemain une décision ou l’exécution de quelque chose.
Etant l’incarnation même de la procrastination, je me suis mise aujourd’hui à fouiller l’Internet dans le but de comprendre un peu mieux cette « tendance » à tout reporter au lendemain. Il faut savoir que je suis reconnue pour ça ; ‘‘composer ma dissertation de philo demain, ranger ma chambre demain, faire du baby-sitting demain’’…la liste pourrait aller très loin. Malgré ça, je m’en sort bien et à vrai dire, cette situation ne me dérange pas, bien au contraire, elle m’est plutôt pratique. Néanmoins, dans les articles que j’ai lu, la procrastination est vue comme une « tendance pathologique » (à laquelle je ne m’associe pas le moindre) ou encore comme un « syndrome de l’étudiant » (auquel je confesse me reconnaître un peu plus ?), tous deux accompagnés de comportements psychologiques différents :
Cette tendance se développe particulièrement pendant les études (d’ où le nom de « syndrome de l’étudiant ») où la procrastination se manifeste quand l’élève reporte sans arrêt un devoir sans arriver à se mettre au travail, parce qu’évidemment celui-ci s’ennuie et parce que tout le monde sait qu’il est bien plus intéressant d’aller au cinéma ou à une expo que de rédiger une dissertation sur le sens de la vie. La définition s’applique quelque part à moi et elle peut faire peur (surtout quand elle est suivie du terme de « retardataire chronique »), MAIS pour tous ceux qui se reconnaissent dans cette « tendance », laissez moi vous annoncer que nous sommes sauvés, que notre estime est rachetée par ce que je vais vous dire ! Dans cette « sorte de jeu mental contre la montre » (et je dois dire que cette citation de Wikipedia nous donne un caractère très héroïque), il n’y a pas de « corrélations entre le niveau intellectuel et la fréquence de la procrastination », c’est à dire qu’on pourrait très bien être des génies et pas que des « retardataires chroniques ». En plus de ce compliment, il parait que la plupart des personnes atteintes de procrastination sont des perfectionnistes. Oui des perfectionnistes. Les explications psychologiques de la procrastination me plaisent de plus en plus. Parait-il que « comme il est rare d’atteindre la perfection autrement que par essais et erreurs et que la personne n’accepte pas l’idée de produire un résultat imparfait, elle contourne le problème en ne faisant rien ». Cependant, ce rien n’est pas rien puisque le procrastinateur est généralement débordant d’énergie, et donc productif ; frénétique, il pourrait alors sauver des dauphins, écrire l’histoire de Jésus ou encore courir (au sens propre) les Etats-Unis comme Forrest Gump.
On arrive donc à la conclusion que la procrastination n’est pas aussi nocive qu’elle parait l’être, mais qu’au contraire elle peut se voir fructueuse.
Un « toast » à la procrastination!